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 box office

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françois



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Date d'inscription : 18/01/2008

MessageSujet: box office   Dim 11 Juil - 22:37

Box-office Lino Ventura - de 1954 à 1984


30 ans de carrière, 30 ans de qualité, c'est tout de suite ce à quoi je pense avec Lino Ventura. Le premier tableau est sélectif (pour le début de carrière seulement), le second est complet (toujours en fonction de l'importance de l'acteur au générique). Il commence par hasard dans Touchez pas au grisbi en 1954, aux côtés de Gabin. La rencontre est légendaire. Remarqué par la critique, mais aussi et surtout par le public, il commence ainsi une carrière d'acteur. Les rôles de brutes et autres durs à cuire sont légions au début de sa filmographie. Il connait plusieurs succès publics d'envergure, sans triomphalisme non plus, et toujours en tant que second rôle. En 1958, c'est le vrai départ d'un succès personnel qui ne se démentira jamais, avec Le gorille vous salue bien. Près de 3 millions d'entrées plus tard, il entame alors une série de films où il incarne, non plus le gangster, mais la brute au grand cœur, image qu'il cherche à quitter, mais qui ne le lâche pas pour le moment. Toutefois, il infléchit cette image de films en films, intelligemment et sérieusement : père de famille dans Le fauve est lâché, vendeur de journaux dans l'excellent 125 rue Montmartre... Les succès des films varient, entre 1,5 millions d'entrées et 2 millions. Le parcours est constant, le public aime Lino, sa carrière est solidement lancée. Dès qu'il peut, il sort de ces rôles et intègre des production plus intéressantes (Marie-Octobre), voire carrément plus risquées, en donnant sa chance à des metteurs en scène débutants (Classe tous risques, avec un Belmondo encore tout jeune et aux portes du triomphe public). Toujours le même type de succès, toujours dans le top 40 ou 50 de l'année. C'est bien, mais ce n'est pas suffisant pour assoir une gloire montante.

Le triomphe, le vrai, vient en 1961. Véritable bijou, Un taxi pour Tobrouk donne à Lino (et aux autres acteurs du film... même si Lino en bénéficie plus que les autres) un vrai statut de star, avec pas loin de 5 millions d'entrées. Le film le libère ausi définitivement des rôles dont il avait l'habitude auparavant. Si Lino possède une marque bien spécifique en tant qu'acteur, ses prochains rôles seront de plus en plus triés sur le volet. L'acteur disant volontiers recevoir au minimum un scénario par semaine (si ce n'est pas plus encore de temps à autres), il a le luxe du choix. Des gros succès d'envergure, l'acteur en connaitra beaucoup d'autres, mais celui-ci restera son plus important. Une amitié se noue durablement entre Lino et "sa bande" : Gabin, Audiard, Blier, Biraud, Aznavour... etc etc... Dès lors, Lino n'aura de cesse de donner à sa carrière une stature autant commerciale que qualitativement riche, alternant les projets populaires avec les projets difficiles (et même parfois très difficiles). Les années 1960 vont filer au rythme de succès commerciaux mérités, grâce à des films inoubliables : 100 000 dollars au soleil, Les grandes gueules, Les aventuriers, Le clan des Siciliens. Du cinéma de grande qualité, exigeant, mais accessible au large public. De très gros succès, surtout, et dans lesquels Ventura s'affirme comme étant l'une des stars préférées des français. Il casse même plusieurs fois son image en jouant dans des comédies très appréciées : Les tontons flingueurs (rentré dans la légende), Les barbouzes, Ne nous fâchons pas (mon préféré). Le box-office fluctue, mais reste la plupart du temps en haut, au minimum au-delà des 1,5 million d'entrées. Quelques films moins connus surnagent, comme le très bon et très agréable L'arme à gauche qui séduit un public limité mais bien présent, sans oublier deux collaborations mythiques avec Melville : Le deuxième souffle et L'armée des ombres. Un cinéma totalement mature, où le talent de Lino s'exprime pleinement, et vers lequel le public se presse, même si les scores atteints sont loin d'atteindre ceux de certains des films précédemment cités.

Les années 1960 lui ont permis d'investir un cinéma français duquel il fait à présent totalement partie. Adoré du public, au moins autant que pour Bourvil, Belmondo, Delon ou encore Gabin (De Funès étant, je le répète, un peu hors concours à ce niveau-là), il ne déçoit jamais dans le choix de ses projets. Les années 1970 seront un peu plus déséquilibrées concernant le succès de ses films, notamment en raison de choix de projets de plus en plus difficiles. Boulevard du rhume, Le silencieux ou La bonne année remportent de jolis succès, dépassant facilement le million d'entrées. Mais Lino compte surtout sur d'autres films pour atteindre à nouveau les cimes d'entrées auxquelles il est habitué. Ainsi, Dernier domicile connu, mais surtout L'aventure c'est l'aventure, La gifle et L'emmerdeur connaissent de très gros succès. Là encore, à l'époque où Belmondo devient Bébel et participe à des films formatés pour lui, Ventura ne cède en rien à la facilité : tous ces films sont bons, très bons ou excellents, quand ils ne sont pas tout simplement géniaux. En 1975 survient son dernier vrai succès de la décennie : Adieu poulet, où il partage la vedette avec un Patrick Dewaere encore une fois excellent. Très bon polar, le film rase de près les deux millions d'entrées. Malgré une filmographie pas toujours facile d'accès, Ventura attire un public conséquent dans les salles, garant qu'il est du cinéma populaire de qualité, recherché et même parfois audacieux.

Dès son film suivant, la tendance s'écroule littéralement. La cage, bien trop bizarre, ne rapporte rien, Lino connaissant son plus gros échec en salles, avec moins de 300 000 entrées. Pourtant, le film est intéressant. Cadavres exquis atteint péniblement la barre symbolique du million d'entrées, mais tout s'écroule à nouveau par la suite. Le très difficile Papillon sur l'épaule emporte malgré tout 500 000 entrées sans problème, le très moyen La grande menace ne fait pas de miracle, et le plus commercialement porteur L'homme en colère ne fait que raser le million d'entrées sans l'atteindre. L'homme a encore une popularité incroyable vis-à-vis des français, mais ses films ne font plus autant d'entrées. Sa participation aux Séducteurs (avec Roger Moore, entres autres) reste réellement anecdotique.

En 1981, sans qu'on l'attende, Lino revient en très grande forme. Garde à vue, huis-clos d'une grande réussite formelle et scénaristique (sans oublier un trio d'acteurs monumentaux), remporte plus de 2 millions d'entrées et remet Lino en selle. Son Espion lève-toi l'année suivante fait une fois de plus la preuve d'un choix artistique peu facile, mais draine encore plus d'un million d'entrées. Fameux, surtout quand on sait que le public est alors surtout friand des déconnades polardesques sympathiques de Bébel. Point de cascades ici, mais un scénario complexe, un casting de qualité, et un film intelligent. Ses deux films suivants montreront à quel point Lino demeure l'un des acteurs préférés du public. Les misérables, très dur, est cependant acclamé, avec pas loin de 4 millions d'entrées. Puis, plus facile et bon enfant, Le ruffian vient en rajouter une couche, avec largement plus de 3 millions d'entrées. A plus de 60 ans, Ventura attire toujours les foules, mais cela ne l'empêche pas de revenir à des projets toujours exigeants. 100 jours à Palerme ne rencontrera de ce fait qu'un succès d'estime (un demi million d'entrées). Enfin, 1984, l'année de son dernier film. Qui aurait cru, à ce moment là, que La 7ème cible, petit thriller bien fichu mais modeste, serait son dernier film ? Froid, assez sombre de manière générale, le film parvient néanmoins une dernière fois à dépasser le million d'entrées. Les trois années qui suivront, Lino se concentrera sur des projets qui n'aboutiront pas, malheureusement. Une crise cardiaque l'emportera en 1987.

Reste alors une carrière exceptionnelle, traversée par un très grand nombre de succès populaires, mais jusqu'au bout dominée par une exigence dans la qualité. Peut-être la filmographie le plus équilibrée et finalement la plus mûre parmi les stars contemporaines : ni Delon, ni Belmondo, ni De Funès, ni Bourvil, ni Gabin, n'ont fait autant de choix cohérents et aussi constants. Leurs filmographies respectives sont sublimes, mais ils ont également tourné des films moins intéressants que d'autres, parfois souvent d'ailleurs. Lino, lui, films bons et moins bons, géniaux et moins géniaux, a toujours choisit en fonction de critère qui ne cédaient rien (ou si peu) à la facilité. Il aimait volontiers s'infiltrer dans la mode, mais ses films avaient toujours cette recherche et cette vraisemblance que l'on ne trouvait pas toujours dans les filmographies de ses contemporains. Une filmographie plus difficile, donc, mais aussi accessible et chérissant un public qu'il aimait particulièrement.

Les tableaux qui suivent parlent d'eux-même. Les sources chiffrées viennent de : Box-office story, JP's box office, CBO ou encore le CNC (des sources sûres). Je n'ai fais que rassembler, compiler et ordonner, afin de donner une vue d'ensemble de sa carrière. J'espère que cela pourra intéresser certaines personnes.


Tableau N°1 (de 1954 à 1969) : Bon débutant, puis grand ami des français








Tableau N°2 (de 1970 à 1984) : Une popularité indestructible


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Eric
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MessageSujet: Re: box office   Mar 13 Juil - 12:22

84

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On a toujours tendance à prendre les bruns trapus pour des gangsters mais c'est un préjugé idiot...
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