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 Il était une fois… « Les Tontons flingueurs »

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Eric
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MessageSujet: Il était une fois… « Les Tontons flingueurs »   Mer 25 Avr - 12:33


Avec leurs scènes les plus cultes, Les Tontons flingueurs font le bonheur du public, toutes générations confondues.

Alors que s’ouvre le 63e Festival de Cannes, la collection documentaire Un film & son époque s’étoffe d’un nouvel opus. Il était une fois… « Les Tontons flingueurs » dévoile les ficelles de cet ovni cinématographique de Georges Lautner, mettant en scène des acteurs charismatiques portés par les dialogues tonitruants de Michel Audiard.

« Il chante, puis crac, un bourre-pif. Mais il est complètement fou, ce mec ! Mais moi, les dingues, je les soigne. Je m’en vais lui faire une ordonnance… et une sévère. Je vais lui montrer qui c’est, Raoul. Aux quatre coins de Paris, on va le retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile ! »
Avec Michel Audiard aux dialogues, Georges Lautner transpose à l’écran un roman de la Série noire d’Albert Simonin : Grisbi or not grisbi. Il s’agit de la suite des aventures de Max le Menteur, dont l’histoire commence en 1953 avec Touchez pas au grisbi !, adapté par Jacques Becker. Sorti en salles en 1963, le huitième opus de Georges Lautner, Les Tontons flingueurs, prend les traits d’une parodie burlesque des films d’espionnage et policiers. L’intrigue ? Fernand Naudin, un gangster rangé, est appelé au chevet d’un caïd à l’agonie. Ce dernier lui confie ses affaires, ainsi que la protection de sa fille Patricia, élevée à Neuilly par un notaire complice et censée ne rien savoir des activités douteuses de son patriarche. Les frères Volfoni contestent la succession. Fernand Naudin a décidé de remettre de l’ordre à sa manière : bagarres cinglantes, situations cocasses et séquences arrosées rythment le long-métrage.

Un esprit de bande


« Il y a une manière de se défendre : c’est en prenant tout avec humour et en s’en moquant », confie Lautner.

J’ai eu un pot, avec Les Tontons flingueurs, extraordinaire. (…) C’était le premier film qu’on faisait dans une grande maison. C’est Alain Poiré qui nous a fait faire ça à la Gaumont, avec Audiard. Avec ma bande. Parce que j’ai réussi à l’imposer », explique Georges Lautner, qui raconte également comment il a eu le culot d’écarter Jean Gabin, initialement prévu en tête d’affiche, au profit de Lino Ventura. « Je fais partie quand même d’une génération qui a été marquée par des événements assez… pas rigolos. Or il y a une manière de se défendre, de se protéger : c’est en prenant tout avec humour et en s’en moquant. On s’en est moqué plus ou moins bien, mais c’était ma formation, et puis j’ai été formé par l’esprit Prévert », confie Lautner. Malgré un budget serré, Francis Blanche, Bernard Blier, Henri Cogan, Jean Lefebvre et Claude Rich sont de la partie pour camper les autres personnages délirants et attachants. « Il y a deux générations qui s’affrontent dans le film. Il y a la bande de malfrats, qui sont des gens qui ont vécu, qui ont fait la guerre, qui n’ont plus beaucoup d’illusions et qui se retrouvent mélangés avec la génération plus jeune, qui ne pense qu’à s’amuser, qui a des idées sur l’art qu’eux ignorent complètement », précise Claude Rich, qui interprétait le rôle d’un musicien avant-gardiste et petit ami de Patricia.
Les répliques de Michel Audiard fusent, comme des rafales, dans la bouche des acteurs. « Lui, il mettait des missiles dans les tanks et ça partait très loin, et c’est ça qu’il a compris. Il savait si c’était un tank, une automitrailleuse, un pistolet à bouchon… Et il adaptait ses munitions en fonction des clients », ajoute Philippe Durant, biographe du dialoguiste. La musique de Michel Magne a aussi sa part de succès. « Avec quatre notes, tam dam tam dam… il arrive à structurer son film avec ce petit motif qui est repris de différentes façons par tous les instruments », raconte le linguiste Alain Rey. Aujourd’hui encore, Les Tontons flingueurs s’offrent une seconde jeunesse grâce aux rediffusions télévisées et font le bonheur du public, toutes générations confondues, qui pioche çà et là sur le Net des extraits des scènes les plus cultes.

Ariane Dadier

Source: France5

Vidéo:
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